Calendriers et Imsak

Chaque année vous êtes plus nombreux à vouloir disposer du calendrier du ramadan. Permettre à chacun d'avoir à proximité les horaires de prière durant ce mois sacré est l'une des raisons d'être de ce site. La journée de jeûne est fixée selon des horaires très précis qui correspondent aux premières et dernières heures de prière. Pourtant, les calendriers spécifiques au ramadan contiennent une colonne de plus, celle de l'imsak.

Qu’est ce que l’Imsak?

« Imsak » a le sens de « s’abstenir », de « cesser une action ». Ce terme apparaît dans la première colonne des calendriers qui l’indique, juste avant la colonne subh ou fajr (qui correspond à la prière de l’aube, première prière de la journée). Pourtant cette colonne n’est que indication qui a vocation d’éviter que le suhur, le repas matinal, ne dépasse la limite autorisée. En réalité, le jeûne ne débute qu’à partir du soubh ous sâdiq (cette expression arabe désigne les premières lueurs horizontales de l’aube qui annoncent l’apparition prochaine du soleil) : il est donc permis de manger et de boire jusqu’à ce moment.

La notion d’imsâk,  comme nous la proposons sur certains calendrier du ramadan, constitue juste une marge de sécurité (de quelques minutes) avant le soubh ous sâdiq qui a pour objectif de permettre un meilleur respect de l’instant limite du souhoûr. Il est donc tout à fait permis de continuer à manger et à boire après le moment déterminé pour l’imsâk, et ce, jusqu’à l’heure précise du soubh ous sâdiq.

L’établissement d’une telle marge n’est pas rapporté explicitement du Prophète Mouhammad, ni des premiers musulmans. C’est pourquoi nombre d’oulémas (comme Cheikh Outheïmin r.a. et bien d’autres savants salafis) le dénoncent comme étant une bid’ah (innovation blamâble) à éviter absolument. Il est vrai que la détermination de cette marge de sécurité entraine parfois une confusion chez les fidèles qui ne sont pas informé. 

D’autres savants (comme ceux regroupés au sein de la cellule de Fatwa d’Ach Chabakat oul Islâmiya et qui oeuvrent sous la supervision du Dr Abdoullah Al Faqîh) pensent en revanche que la définition d’une limite de l’imsâk n’est pas une bid’ah en soi (à partir du moment où il n’est pas considéré comme étant une sounnah), étant donné qu’il n’y a rien qui condamne le simple fait de s’arrêter de manger et de boire avant l’heure du soubh ous sâdiq.

L’imsak a donc une fonction purement préventive et non la limite finale pour manger et boire avant de jeûner. C’est pourquoi nous laissons le choix à nos clients d’indiquer ou non la colonne « imsak » dans le calendrier qu’ils veulent offrir à leurs clients.

 

imsak